
Si le soleil généreux du dimanche matin n’est pas étranger à la réussite de cette manifestation, il ne faut pas non plus ignorer le travail des organisateurs, de l’office de tourisme, des propriétaires d’ânes et autres bénévoles qui ont été largement impliqués dans la mise en place de ces sorties.
Le départ de ces randonnées était donné dans le haras des Fougis, avec la visite de l’exposition de sculptures d’Erich Engelbrecht dans le magnifique parc du château. Escortés par les ânesses bâtées ou sellées des élevages Chamorin, Montagnier, Nauroy et Tournu, le groupe cheminait ensuite à travers bois ou sur chemin ombragé. L’occasion de découvrir les premières maisons à pans de bois dans un environnement naturel préservé et des plus agréables. L’accueil au Domaine du lac par un groupe de musiciens de cornemuses de l’association Traverse était des plus apprécié. Des musiciens qui allaient longuement circuler entre les tables installées pour le pique-nique tiré du sac. Un repos bien mérité, tant pour les marcheurs que pour les ânes qui avaient aidé les plus jeunes participants à tour de rôle dans cette première partie de journée.
Le groupe reprenait ensuite le chemin des Gourdiflots. Les informations apportées sur l’activité de charbon de bois et la découverte de témoignages de cette pratique très présente dans le secteur voilà une soixantaine d’années mettaient en appétit pour l’arrivée sur le site de « La soupe aux choux ». Les randonneurs y aperçurent bien entendu Jeannot, le boulanger des Gourdiflots, qui avait naturellement cuit à cette occasion une fournée de pains et des « tartes à rien ». Il apportait aux participants les explications attendues sur la préparation de la pâte et sur la cuisson. Une autre curiosité était la marmite à charbon de bois réalisée par les élèves de la section chaudronnerie du lycée professionnel Roger Claustres de Clermont-Ferrand, remplie de charbonnette et prête à la mise à feu. Gilbert Tain apportait ensuite les explications sur les techniques de préparation des meules et l’empilage du bois dans la marmite. Un temps fort allait être précisément la mise à feu, en versant des braises dans la cheminée. Une épaisse fumée en sortait rapidement. L’allumage était réussi, restait ensuite à en réguler le tirage pour la préparation du charbon de bois. Le vent favorable permettait alors aux participants de prendre place sur les tables mises à disposition pour goûter le pain de Jeannot, naturellement accompagné d’un morceau de saucisson ou de fromage, et d’un « ch’tit canon » en souvenir du « Glaude » et du « Cicisse » présents dans les esprits de chacun.
vendredi 5 octobre, 2007