
Pour présenter leurs objectifs, une réunion d'information a été organisée vendredi soir à la maison des associations en présence d'un très nombreux public et notamment plusieurs élus.
Jusqu' à maintenant, les tentatives pour trouver d'autres médecins se sont révellées infructueuses. Les bourses accordées par le conseil général à de jeunes médecins pour s'installer dans les zones rurales ne semblent pas non plus assez convaincantes, tout du moins pour l'instant.
La solution adoptée dans certains secteurs est la création d'une maison médicale pluridisciplinaire. C'est cette solution que préconise l'association « Dompierre Avenir Santé » qui se veut être le relais entre les professionnels de santé et les collectivités locales en vue de la réalisation de ce projet.
Les docteurs Guy et Bernay, les deux généralistes restant sur la commune de Dompierre, ont ainsi rappelé l'urgence de réagir maintenant. En 2000, il y avait encore 8 médecins sur le secteur de Dompierre-Diou: il n'y en a plus que 3! Le nombre de patients par médecins est devenu un véritable problème. Les jeunes médecins sont très difficiles à attirer dans des zones rurales (trop de travail, vie à la campagne, conjoint...) car ils veulent être libres.
Il est désormais nécessaire de créer une structure pour inciter les jeunes médecins à s'installer dans les zones rurales. Une maison de santé pluridisciplinaire serait une solution à condition de s'incrire à l'intérieur d'un projet de soins compatible à notre secteur et les personnels de santé. Elle doit notamment tenir compte des besoins du bassin de vie de Dompierre.
En réunissant dans une même structure médecins, infirmières, kinés, etc... avec un secrétariat qui assurerait les tâches administratives, une maison médicale permettrait de pratiquer l'exercice collectif et coordonné des soins en relation avec des structures déjà existantes (aide à domicile, maison de retraite...).
Les membres de l'association se sont mis en contact avec certaines de ces maisons médicales pour en étudier le fonctionnement. Il faut bien entendu trouver le financement pour un tel projet et le directeur de l'URCAM Clermont rencontré récemment a paru prêt à apporter son soutien au projet car la zone de Dompierre est considérée comme fragile.
Mais il ne faut pas perdre de temps car il faut entre 3 et 5 ans pour passer de la mise en oeuvre d'un projet à sa réalisation. Le secteur de Dompierre est déjà en retard, il est donc urgent de se mobiliser et la force de l'association viendra notamment de l'appui apporté par la population. Plus il y aura d'adhérents, plus les démarches effectuées auront du poids.
Au cours du débat qui a suivi, les élus présents, tous d'accord sur la nécessité de réagir devant cette situation, ont apporté leur point de vue sur les aspects administratifs et financiers de ce problème.
Il est désormais indispensable de bâtir un projet solide, cohérent et pour lequel l'aide et la mobilisation de tous seront nécessaires. Cela doit se faire le plus rapidement possible si l'on ne veut pas que la situation deviennent encore plus grave.
mardi 8 janvier, 2008